CoRP

Blog du Collectif pour le Respect de la Personne,              un collectif pour l'abolition de la maternité de substitution (GPA)

La femme qui porte l’enfant est la mère.

« GPA » et mère biologique: pourquoi l’Académie de Médecine condamne cette pratique

Pierre Courbin, pédopsychiatre expose les positions et les interrogations de l’Académie de Médecine sur le développement de la « maternité pour le compte d’autrui », propos qui font l’objet d’un  rapport publié le 27 mai 2014.
L’Académie de Médecine comprend des médecins, obstétriciens, pédopsychiatres, psychiatres, et biologistes. 

L’Académie de Médecine constate et ne peut accepter que ces pratiques favorisent le développement d’un marché lucratif où les femmes font l’objet de trafic et les enfants de commandes, effaçant la mère derrière le contrat.

La mère est bien le sujet d’inquiétude de l’Académie de Médecine.
La femme qui porte l’enfant et lui donne naissance est la mère. Ces deux étapes ne peuvent être dissociées. La mère donne naissance à son enfant, elle est là pour le protéger. Ce lien ne peut pas être rompu.
Ainsi, la femme qui prend l’enfant ne peut pas être la mère même si elle donne ses ovocytes.
L’Académie de Médecine refuse de nommer la femme qui donne son « matériel génétique », « mère biologique », comme le font les sociologues. En effet,  cela  revient à effacer la véritable mère, celle qui porte l’enfant pendant  neuf mois.
Pourquoi?
Le travail de l’Académie de Médecine porte en partie sur l’épigénétique. Aujourd’hui, il est reconnu que l’utérus permet des interactions profondes entre la parturiente et le foetus, interactions qui modifient les gènes du foetus eux-mêmes. Ces échanges déterminent le développement futur du foetus, de l’enfant et de l’adulte. Un contrat ne peut pas effacer ces échanges, il ne peut pas effacer la femme qui a donné ses cellules.
L’expression « mère-porteuse » est un pléonasme. La mère de l’enfant est la femme qui le porte.
L’Académie de Médecine exprime aussi ses inquiétudes sur la réaction des femmes post accouchement -dépressions liées à la séparation, à la rupture du lien avec l’enfant voulue par les personnes qui prennent l’enfant.
A ce propos, l’Académie de Médecine s’interroge sur l’avenir de l’enfant qui adolescent cherchera à connaître sa mère qui aura alors été effacée de sa vie, devenue un »non-être ».

Le droit ne peut pas ignorer ce que disent les médecins. Leur rapport doit être pris en considération.
« La femme qui porte l’enfant est sa mère. Un contrat ne doit pas changer cela pas plus qu’une loi ».

http://www.huffingtonpost.fr/pierre-courbin/le-contrat-ne-peut-briser_b_5847904.html

MM

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :