CoRP

Blog du Collectif pour le Respect de la Personne,              un collectif pour l'abolition de la maternité de substitution (GPA)

Une éthique féministe pour réfléchir la sur la « GPA »

article paru sur le Huffington Post, le 8 mars 2017

« C’est pour ce monde, dans lequel vivra notre possible descendance, que nous devons établir les normes et les règles qui nous semblent convenir. Il s’agit de penser ce qui est convenable en rapport avec soi-même (en se posant la question de savoir si j’aimerais être traité(e) selon telle norme, si je me trouvais dans telle situation), ainsi que de l’appréhender de manière plus large. Pour savoir « ce qui convient le mieux », chacun(e) devrait répondre à la question portant sur les biens premiers (notamment sur les libertés) dont ses descendants devraient bénéficier pour bâtir la vie qui leur conviendrait le mieux, quelles que soient par ailleurs leurs qualités et leurs spécificités. »

« La maternité étant une expérience spécifique des femmes, je propose de réfléchir à la maternité de substitution à titre personnel et en tant que parent (potentiel) d’une fille. L’éthique féministe basée sur le critère de « ce qui convient le mieux », s’appuierait sur un double questionnement : si je me trouvais dans la même situation que cette femme qui agit comme mère porteuse, souhaiterais-je être traitée comme elle l’est? et souhaiterais-je que ma fille soit traitée comme cette mère porteuse l’est? »

« Une éthique féministe qui amènerait à se projeter dans une expérience de mère porteuse – à titre personnel et en tant que parent potentiel(le) d’une fille, permettrait de réfléchir aux modalités que revêt cette pratique à travers le monde. Réfléchir aux possibilités de choix qui s’offrent aux femmes, à leurs conditions de vie et à leurs chances de les voir changer. Réfléchir aux responsabilités collectives et politiques engagées pour améliorer la vie des femmes. Réfléchir au rapport entre les conditions réelles d’émancipation et d’autonomie des femmes, et les intérêts économiques nourris par leurs activités, notamment des plus démunies, souvent migrantes, surtout dans les domaines où les ramène le discours essentialiste : le soin et le « don de soi ». Est-ce en en faisant ce « choix » (le plus souvent contraint), qu’elles trouvent ce qui leur convient le mieux ?

Est-ce en faisant ce choix, si vous étiez à la place de cette femme, que vous trouveriez ce qui vous convient le mieux? »

http://www.huffingtonpost.fr/analuana-stoiceaderam/une-ethique-feministe-pour-penser-la-maternite-de-substitution/

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