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« L’enfantement pour autrui. Esclavage des temps modernes »

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L’association féministe Pour les droits des femmes du Québec vient de publier une excellente brochure sur la maternité de substitution (« gestation pour autrui »), dont nous recommandons très chaleureusement la lecture pour qui souhaite mieux comprendre cette pratique sociale.

En voici un extrait (p. 2-3)

« Les conséquences de l’enfantement pour autrui sur les femmes et les enfants

Les reportages sur les mères porteuses nous donnent à voir de beaux bébés dans les bras de leurs parents commanditaires qui sont tout sourire, mais nous montrent moins l’autre côté de la médaille. Alors qu’on sait que bien des enfants adoptés restent marqués par l’abandon de leur mère biologique, pourquoi ne se pose-t-on pas de questions sur les conséquences qu’aura sur un enfant la découverte qu’il a été conçu pour être vendu par la femme qui l’aura porté ? Alors que les psychiatres et les psychologues ont passé des décennies à culpabiliser les mères dont l’enfant présente des difficultés d’ordre mental, pourquoi aujourd’hui se taisent-ils sur cet abandon programmé ? Serait-ce qu’avec la technologie, le droit à ses origines, pour lequel de nombreuses personnes adoptées ont lutté, deviendrait tout à coup insignifiant ?

L’enfantement pour autrui a également des conséquences sur les femmes : elles se trouvent réduites à un utérus potentiel. Tout comme dans le cas de la prostitution qui les transforme en corps à la disposition des demandeurs, le leur devient lui aussi une marchandise dont des acheteurs peuvent disposer puisqu’ils ont de l’argent, ce qui leur donne le droit de réclamer le respect des clauses du contrat signé, le plus souvent sous les auspices d’agences qui en font le commerce. Enfin, pour les mères porteuses elles-mêmes, outre les dangers inhérents à toute grossesse, il existe des complications liées aux techniques de procréation médicalement assistées elles-mêmes bel et bien réelles, puisque plus d’un tiers des femmes qui y ont recours doivent être hospitalisées. Sans compter les difficultés psychologiques qui ne peuvent que survenir du fait d’avoir abandonné un enfant qu’elles ont porté pendant neuf mois. »

Bonne lecture !

http://www.pdfquebec.org/documents/Brochure_Meres_porteuses-PDF_Quebec.pdf

La brochure en anglais ici  !

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