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Blog du Collectif pour le Respect de la Personne,              un collectif pour l'abolition de la maternité de substitution (GPA)

« J’ai loué mon utérus – ils ont presque pris mon propre fils »

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Quand son second fils avait six mois, Jessica, qui voulait pouvoir s’occuper de ses enfants sans avoir à reprendre un emploi, a décidé de devenir mère porteuse. Elle et son compagnon (devenu son mari) allaient utiliser l’argent pour s’acheter une maison.
L’agence à laquelle elle s’est adressée la met rapidement en contact avec un couple chinois qui souhaite utiliser une mère porteuse américaine (l’article n’en parle pas, mais ceci est un choix qui se répand parmi les Chinois fortunés, car avoir un enfant américain leur permet de mettre à l’abri leur fortune).


Après l’insémination et la confirmation de la grossesse, Jessica et son mari ont des rapports sexuels protégés (ce que le contrat leur permet). A six semaines de grossesse, l’échographie montre qu’il y a deux foetus. Mais personne n’informe Jessica qu’ils sont dans des placentas séparés.
Les commanditaires en sont informés; le contrat prévoit 30 000$ pour un enfant, et 5 000$ pour un enfant supplémentaire.
Le contrat prévoit aussi que Jessica a le droit de voir les enfants pendant une heure avant qu’ils ne quittent la maternité. Elle ne les verra pas, la commanditaire ne le souhaitant plus.


En revanche, la femme commanditaire rend visite à Jessica peu après l’accouchement, et lui montre sur son téléphone une photo avec les enfants : ils sont différents. L’un a les traits des commanditaires, l’autre ceux de Jessica et de son mari.
Un mois après, la commanditaire envoie une photo à Jessica en faisant remarquer la différence. Une semaine plus tard, les tests ADN montrent que l’un des enfants est issu du matériel génétique des commanditaires, alors que l’autre est l’enfant de Jessica et de son mari. De celui-ci, les commanditaires ne veulent pas.


S’ensuit un véritable combat, pour que Jessica puisse récupérer son enfant.
Les commanditaires demandent des dommages, et ont le droit de mettre l’enfant en adoption – car ils le possèdent, en tant que ses parents légaux.
L’agence demande elle aussi de l’argent – car elle s’occupe de l’enfant et de tout l’imbroglio juridique. Il s’avère qu’elle parvient à réduire ou à prendre en charge les dédommagements demandés par les commanditaires.
Le couple doit payer aussi un avocat.
Finalement, l’enfant est remis à ses parents sur un parking.


Tout cela est parfaitement légal aux Etats-Unis. C’est bien la raison pour laquelle ça se produit, de plus en plus souvent.

http://nypost.com/2017/10/25/i-rented-out-my-womb-and-they-took-my-own-son/

 

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Cette entrée a été publiée le 26 octobre 2017 par dans Billet du Blog, Et les Enfants ??, Marchandisation du corp, et est taguée , .
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