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La revue pluridisciplinaire Travail, genre et société consacre un dossier à la GPA dans son numéro 38 2017/2.

Dans son article « Pourquoi la gestation pour autrui dite « éthique » ne peut être », l’ethnologue Martine Segalen déconstruit les arguments des différents discours, notamment en sciences sociales, qui utilisent cette notion, en cherchant à la faire admettre.

« Après avoir exposé les causes du développement de la gestation pour autrui, analysé la diversité des points de vue culturels sur la pratique, décrypté ce qui s’abrite sous l’étiquette « d’éthique » ainsi que les leurres du langage convenu, je vais me placer d’un seul point de vue, celui des femmes et des divers courants du féminisme. La conclusion qui s’impose est qu’une gpa qui respecterait tous les partenaires est impossible à mettre en œuvre. Essayer d’organiser une gestation pour autrui « éthique » ne pourra que contribuer aux dérives de la pratique, puisque ses ratés conduiront les couples vers des pays qui ne se soucient pas d’encadrement. En nommant les choses par leur nom, « maternité de substitution », on ne peut qu’aboutir à un constat dont l’évidence saute et sautera aux yeux comme ce fut le cas pour l’abolition de l’esclavage, comme c’est en route pour l’abolition de l’excision : il faut parvenir à l’abolition universelle de la pratique. » (p.55)

L’article est accessible ici :

TGS_038_0053

Bonne lecture!