Le 8 décembre 2018, l’ONG International Social Service a organisé, à La Haye une réunion avec des associations et des personnes impliquées dans la défense des droits des femmes, dans le cadre de son travail au sujet des enfants nés de pratiques de GPA transfrontières.
Le but de la réunion était de consulter les participant.e.s sur les implications croisées des droits de l’enfant et des droits des femmes dans le cadre de la pratique de GPA.
La Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution   (CIAMS, dont le CoRP est co-fondateur) a participé à cette consultation, et y a défendu la nécessité de prendre en considération l’alternative de l’abolition de cette pratique, au même titre que l’alternative réglementariste – seule envisagée à présent par une instance internationale, à savoir la Conférence de La Haye.
Il n’y a aucune nécessité éthique, ou morale, ou politique, à considérer uniquement la réglementation et non pas l’abolition. Les seuls intérêts pour réglementer cette pratique sont ceux du bio-marché de la reproduction humaine, marché dont les matières premières sont fournies principalement par les femmes, en raison des difficultés matérielles, économiques et sociales dans lesquelles les maintiennent les inégalités structurelles entre les sexes.
Les organisateurs de cette consultation considèrent comme principale préoccupation de leurs efforts de réglementation, le respect des droits de l’enfant. La démarche qu’ils poursuivent depuis 2015 est résumée dans le compte-rendu des événements organisés début décembre.
Les droits de l’enfant, tels que définis par la Convention des Nations Unies, doivent tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.
Il est ainsi essentiel de se demander si c’est dans  l’intérêt supérieur de l’enfant de naître sur commande, par contrat ; si c’est dans l’intérêt supérieur de l’enfant d’être issu d’une sélection embryonnaire eugéniste, voulue et payée par ceux qui demandent sa naissance ; si c’est dans l’intérêt supérieur de l’enfant d’être séparé à la naissance de celle qui le met au monde.
La CIAMS remercie l’ISS de l’avoir invitée à cette consultation et d’avoir pris note  de l’existence d’une position abolitionniste, féministe universaliste. Même si nous divergeons quant à la position à adopter par rapport à la GPA, nous partageons les valeurs fondamentales formulées dans les droits humains, et notamment les droits humains des enfants et des femmes.

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