La première apparition historique connue d’une forme de gestation pour autrui est une
coutume mésopotamienne qui permettait à la femme stérile de s’approprier les capacités
reproductives de son esclave pour donner une descendance à son époux : Monsieur engrossait l’esclave, qui accouchait sur les genoux de sa maîtresse, laquelle pouvait transmettre ses biens à ses héritiers et éviter la mort sociale dans cette société éminemment patriarcale en plus d’être esclavagiste.
Cette pratique avait disparu pendant quelques millénaires, au même titre que les sacrifices humains et, beaucoup beaucoup plus récemment, l’esclavage. Elle est réapparue il y a quelques décennies à la faveur de la fécondation in vitro, qui a enfin permis d’aboutir au même résultat sans obliger à une relation sexuelle extra-conjugale.
Merveilleux.
Elle est désormais du dernier chic, et est promue auprès du bon peuple par la presse people et la télévision publique, laquelle oublie au passage que cette pratique est interdite par l’Etat qui la finance.
Le public est donc amené à s’extasier sur telle star de la téléréalité paradant avec « sa » mère porteuse comme une princesse égyptienne avec son esclave favorite ou telle star du petit écran plein de reconnaissance pour la générosité de la femme qu’il a payée pour porter ses enfants.
Fascinant, d’ailleurs, cette générosité des pauvres envers les riches auxquels ils se trouvent contraints de louer leurs corps pour payer leurs dettes ou tout simplement la bouffe de leurs enfants.
Les braves gens qui se laissent émouvoir par la propagande larmoyante sur la générosité du don de la vie financée par la redevance télé feraient mieux de se méfier : le jour où la GPA sera légale en France, ce sont leurs filles ou leurs femmes qui serviront de mères porteuses aux riches parisiens. Pas l’inverse.
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