idées reçues
Des exemples de GPA se trouvent dans la Bible
Faux : Tous les exemples utilisés pour donner à croire que des femmes mentionnées dans la Bible seraient des mères porteuses sont commentés de façon tendancieuse. Ces femmes soit procréent pour autrui (cas d’Abraham, Hagar et Sarah), soit sont violées, mais elles élèvent leur enfant et l’emmènent avec elles lorsqu’elles sont chassées.
La GPA est une technique médicale
Faux : La GPA est une pratique sociale. Cette pratique utilise deux techniques médicales,
l’insémination artificielle et la fécondation in vitro, qui veut répondre à une demande de la société. Mais avoir recours à une mère porteuse n’est pas une démarche médicale : elle ne soigne pas, ne traite pas, ne guérit pas. Les femmes mères porteuses sont en parfaite santé.
« Mon corps m’appartient »
Faux : Par ce slogan féministe, les femmes revendiquent la libre disposition de leur corps, l’accès à la contraception et à l’avortement. Dans une société patriarcale, les femmes demandent ainsi à décider si et quand avoir des enfants. Dans la GPA, le corps n’appartient plus à la femme mère porteuse, mais à ceux qui la paient. Les commanditaires décident combien d’embryons implanter, combien en laisser se développer ; ils décident de la réduction fœtale, de l’avortement éventuel, des
modalités d’accouchement, du régime alimentaire de la mère, de ses déplacements, de ses fréquentations, de ses conditions de vie, de sa consommation. Ni son corps, ni sa vie
n’appartiennent plus à la mère porteuse.
Si les ovocytes ne sont pas ceux de la mère porteuse, il n’y a pas de lien mère-enfant
Faux : Pendant la grossesse, des liens naturels et durables (épigénétiques) se créent entre la mère et l’enfant. Le développement de l’embryon pend de l’environnement fourni par le corps maternel. La mère, son corps, ses comportements, ses pensées modulent la tique de l’enfant à naître. Des traces du lien mère-enfant persistent pendant des années dans le corps de la mère comme dans celui de l’enfant.
S’opposer à la GPA, c’est être homophobe
Faux : Refuser la GPA, c’est refuser une pratique sociale contraire à la dignité de la femme et de l’enfant. Car, quels que soient le sexe, la sexualité, l’état civil des personnes commanditaires, la pratique est la même. Elle repose toujours sur l’utilisation du corps des femmes et la transformation des enfants en objets, que l’on peut faire naître par contrat.
S’opposer à la GPA, c’est être réactionnaire
Faux : De nombreuses féministes s’opposent à cette pratique depuis ses buts, et montrent qu’elle s’appuie sur l’exploitation de la misère ou du manque de moyens des femmes, pour se servir de leurs capacités reproductives. Multiplier les grossesses payées n’est pas un progrès. Encourager les femmes à le faire, c’est sexiste. La GPA est une pratique réactionnaire.
La GPA « encadrée » est éthique, donc acceptable
Faux : Encadrer, c’est supposer que la grossesse peut faire l’objet d’un contrat. Encadrer c’est organiser par la loi l’utilisation du corps et de la personne d’une femme pour le compte d’autrui. Or, la grossesse n’est pas un travail, l’enfant n’est pas un produit de consommation dépendant des désirs individuels. Il n’y a pas de GPA éthique.

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